L'opérateur


Mes débuts ou la citizen-band
Enfant,
j'ai toujours été passionné de radiocommunication et du matériel
associé. En dehors du collège, je participais à des ateliers de petits
montages électroniques. Pour ces réalisations, nous devions nous
procurer les composants sur de vieilles platines de télévisions ou de
radios.
Mes
premiers pas effectifs en radiocommunication se sont faits en 1986 avec la CB. J'avais
alors un poste de marque PRESIDENT Herbert (40 canaux AM/FM - 4 watts) installé dans la voiture et une antenne magnétique
ML-145. Puis vint l'installation d'une station fixe composée d'une antenne verticale 5/8ème d’onde de marque TAGRA (la F3 taillée pour le 11 mètres)
et de l'exceptionnel petit décamétrique PRESIDENT Lincoln.
L'antenne était juchée sur le
toit de l'immeuble à environ 40 mètres du sol. Les qualités de cette
installation m'ont permis d'effectuer un grand nombre de
radioguidages dans la région
Orléanaise.

Le Président
Lincoln
un
petit décamétrique fonctionnant
entre 28 MHz et 29,7 MHz.
L'usage libre de la CB
Au lendemain
d'une France traditionnelle et censurée, faire de la CB est à la fois
une forme de contestation et d'appel
à la convivialité.
La citizen-band est un loisir accessible à tout le monde sans avoir à
passer d'examen. Le cibiste a la liberté de parler de tout et de rien
avec son correspondant. De plus, son
anonymat le rend libre de ses propos. C'est la raison
du franc
succès de la CB et de son
explosion en
France dans les années 80.
La
magie de la radio rend les contacts faciles et pour certains, c'est même le rendez-vous quotidien
incontournable avec les copains... copains que l'ont rencontre
ensuite
en "visu"... et le nombre grandissant de copains voit
naître des clubs radio dans lesquels se développent des activités telles que :
DX, aide à des associations caritatives, encadrement de manifestations sportives,
etc... Ce sont autant
de raisons qui m'ont séduit et qui ont contribué à ma qualité de cibiste et mon
devenir radioamateur...
Le déclin
Pourtant curieusement,
à l'aube des années 90, le succès relatif de la CB
va entraîner progressivement son déclin. En effet, nonobstant le
nombre important d'utilisateurs, la vulgarité et la
sottise de quelques énergumènes auront raison de
la convivialité des 40 canaux faisant naître une
forme de lassitude.
Effet de mode ou avènement de la téléphonie mobile, quelles que
soient les causes, le constat est sévère : le nombre de cibistes a chuté,
entraînant la disparition de la presse spécialisée 'citizen-band'.
Certes,
les radioguidages ont été supplantés par les GPS... oui mais quid des
moments de convivialité ?
Pourtant
au moment ou je rédige ces lignes, je remarque que les
constructeurs tendent à sortir une nouvelle génération de poste CB
multi normes européennes et bien équipés, tels les multi modes
ANYTONE AT-6666 ou
PRESIDENT LINCOLN II ou PRESIDENT JACKSON II ASC...
La cibi renaîtra-t-elle
de ses cendres ?
Aujourd'hui,
les cibistes encore actifs seraient des rescapés passionnés de radio
loisir mais quid de leur nombre ? On ne voit plus d'antennes CB fleurir sur les
véhicules. De plus, les conditions actuelles de propagation ne sont pas
vraiment favorables aux liaisons DX sur le 11 mètres. Le cycle solaire 25 est plutôt
timide en ce début 2019.
De
cibiste à radioamateur
Il ne faut pas faire d'amalgame entre ''cibiste'' et
radioamateur. Si la passion de la radio communication semble réunir les deux genres pour le commun des
mortels, la CB consiste en un
"loisir" à l'inverse de l'activité radioamateur
qui consiste en un "service".
C'est ce que confirme la CEPT ; Conférence européenne des administrations des postes et télécommunications (organisme
européen chapeautant les services de télécommunications) en refusant d'intégrer la CB comme service
dès 1981.
Le radioamateur est un expérimentateur.
Mon intérêt croissant pour la pratique et
la technique de la radio m'a conduit tout naturellement à l'examen
radioamateur. Muni alors des cours du radio club de la Haute Île
F5KFF-F6KGL et d'un logiciel type
Exam'1,
j'ai préparé cet
examen à raison de deux heures de travail par
jour durant un bon trimestre. Ma persévérence a été récompensée. J'ai obtenu en 1996, mon certificat
d'opérateur de classe 2 avec l'indicatif F4AWT.
La classe 2 est devenue classe unique depuis
2012.

Kenwood 450S AT
Djibouti de 1997 à 1999
Durant mon séjour à Djibouti, mes jours de
repos ont été animés par les sorties pêche ; l'initiation à la plongée ; les
randonnées en 4x4 ; les excursions en moto ; …
Mais aussi par la radio. Pour
ce faire, il a fallu procéder à l'installation de l'antenne et aux
réglages.
Située à
200 m du bord de mer, ma station était équipée
principalement pour les communications HF avec un KENWOOD TS-450S AT et une antenne verticale à trappes
(4
bandes 10, 15, 20 et 40 m)
de 6,50 m (une ECO ASAY ART 70) montée
à 8 m du sol sans obstacle immédiat. Autant dire
que chaque ouverture de la station était un véritable plaisir. J'ai
opéré sous l'indicatif J28DB et,
indéniablement, ce fut une agréable première expérience.
L'inconvénient majeur a été les coupures intempestives de courant qui
duraient plusieurs heures.
Lors de mon retour
en métropole, mes résidences successives ne m'ont pas permis l'installation
d'une station privée HF. Mon trafic radio
s'est limité à la bande VHF.
Mars 2010, la station
Le village
où je me suis installé est situé au nord du département du Gard, en
limite de la Lozère et de
l'Ardèche. La Vernarède est un ancien village minier. Bien que situé
dans une cuvette,
le village s'étend
sur presque 6 km² à 372 mètres d'altitude. Les
habitants sont appelés les vernarédois(es).
Ma
situation géographique ne favorise pas l'emploi d'antenne HF directive.
Le village étant situé dans une cuvette avec un léger dégagement plutôt vers
le nord.
Le choix de mon aérien s'est
porté sur une antenne verticale, l'ECOMET HF8 (marque ECO). C'est une antenne qui couvre
les bandes (7, 10, 14, 18, 21, 24 et 28 MHz)
Cette ground-plane de 4,90
m
est composée de trappes et d'éléments capacitifs placés dans la partie
rayonnante. Elle comporte à sa
base une imposante couronne de radians de 3,50 m, raccourcis par des trappes et accordés à raison
d'un par bande.
Ce n'est pas une antenne aux grandes performances.

Le célèbre fabricant d'antennes ECO
a malheureusement cessé ses activités
depuis le 1er décembre 2010.
J'ai modernisé mon
équipement en faisant l'acquisition d'un ICOM 7200 et
d'un coupleur d'antenne automatique ICOM AH-4. Cette boite d'accord a alimenté un long fil d'une vingtaine de
mètres installé en ''slopper''.

Icom 7200
Bien
que l'ICOM 7200 soit un poste d'entrée de gamme des bases HF, il est équipé du système DSP FI
et intègre un grand nombre de filtres numériques paramétrables.
Cela procure entre autre, un confort d'écoute supérieur au KENWOOD TS-450S
AT
qui reste un excellent poste pour sa génération.
Janvier 2016
La station évolue avec l'accueil d'un Icom 7600.
Ce poste d'une gamme supérieure au 7200, offre de multiples options
intéressantes : un écran couleur LCD de 5,8 pouces multifonction et un
analyseur de spectre ; il dispose d'un enregistreur vocal numérique ; il
est équipé en façade d'un port USB pour une mémoire USB ou un clavier de
PC ; il intègre 2 cartes DSP indépendantes ; il est muni de 3 filtres "roofing"
de 3 kHz, 6 kHz et 15 kHz, etc... Ce poste me ravi. Merci monsieur Icom !
L'icom 7200 est dédié aux communications
numériques
en lieu et place du Kenwood TS-450S AT. J'utilise également le SDR en réception pour les signaux
ADS-B, les
satellites météo, la SSTV issue de l'ISS.
En phonie,
je suis actif de temps en temps. En local ou en
DX, j'essaie de travailler sans puissance excessive.
Je
m'intéresse à la réalisation et aux essais d'antennes qui peuvent ainsi
compléter avantageusement
ma station. J'effectue quelques petits montages électroniques, cependant ma vue
ne me permet pas l'utilisation de composants électroniques type 'cms'.
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